Armand Dubarry

Résumé

Armand Dubarry Voyage au Dahomey (1879)

Pouillouse et Lamouroux eurent un mouvement de farouche colère qu'ils réprimèrent vite.
Ne pouvant se donner la satisfaction de jouer des poings, leurs mains étant liées derrière le dos, tandis que celles du rentier et du chimiste étaient libres, ils durent refouler dans leur poitrine la rage qui leur montait à la gorge.
Monsieur Philistin, reprit Lamouroux jouant la contrition, vous êtes bien cruel.
C'est trop fort dit le rentier indigné. Oui, bien cruel. Quoi ne sommes-nous
pas, le capitaine et moi, dans une position aussi grave, aussi douloureuse que la vôtre ?
Source : Gallica

Armand Dubarry Voyage au Dahomey (1879)

Sire, répondit Philistin, lorsque l'interprète lui eut traduit les paroles royales, la religion ne doit, en aucun pays et sous aucun prétexte, se servir du glaive, se venger. La religion doit être sourde aux injures, aux menaces, aux blasphè- mes; elle est, ici-bas, la plus noble émanation de la Divinité, et la Divinité est toute charité et pardon.
Quand les ombres des rois crient vengeance, répliqua Bâhadou, il faut les venger, sous peine de tourments éternels.
Non, Sire. Les ombres qui crient vengeance sont des ombres infernales; les ombres du ciel ne crient qu'amour.
Source : Gallica

Armand Dubarry Voyage au Dahomey (1879)

Filassier avait une chevelure d'un blond tendre qui inspira cette réflexion à Lamouroux: « si ce coquin avait la tête rasée à l'orientale, on le ferait passer facilement, à la lumière douteuse des chandelles, pour un malheureux frappé d'une terrible calvitie on le frictionnerait alors, et quand, au bout de quelques jours, ses cheveux repousseraient, on mettrait ce prétendu prodige à l'actif de la pommade, et notre société serait constituée illico. »
Source : Gallica

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