Résumé

France. Chambre des députés Projet de loi portant fixation d'un programme général de Mise en valeur des colonies françaises présenté… (1921)

Qu’on l’enlève, et tout s’effondre ; il n’y a plus, jonchant le sol, qu’un amas de fragments dispersés. Sans la souveraineté française, il n’est plus d’Indochine. Il y a, dans cet «assemblage » indochinois, trois royaumes protégés, l’Annam-Tonkin, le Cambodge, le royaume de Luang-Prabang, et deux colonies proprement dites, la Gochinchine et le Lacs. Quel serait donc, et dans quel pays de l’Union actuelle, l’homme, ou le monarque, ou le pouvoir capable de subordonner à son autorité toutes les parties d’une Indochine devenue indépendante de la France ?
Source : Gallica

France. Chambre des députés Projet de loi portant fixation d'un programme général de Mise en valeur des colonies françaises présenté… (1921)

Car ce n’est pas en épuisant ses colonies qu’une nation acquiert la force, la richesse et l'influence ; le passé a démontré déjà et l’avenir prochain se charge de démontrer mieux encore que la puissance économique et le rayonnement extérieur d’une métropole colonisatrice ont pour condition première le développement, la prospérité, la croissance robuste, la vitalité des possessions finales qui, sur les divers points de l’univers, attestent le génie bienfaiteur de la Mère-Patrie, lui offrent de vigoureux points d’appui, et ajoutent leurs propres forces à l’étan de son expansion mondiale.
Source : Gallica

France. Chambre des députés Projet de loi portant fixation d'un programme général de Mise en valeur des colonies françaises présenté… (1921)

Un gouvernement digne de ce nom ne saurait prêter la main à une mesure qui pourrait ainsi faire passer, d’un bloc, tout le pouvoir politique aux mains d’une foule incapable de s’en servir raisonnablement, et qui, dès la première expérience, casserait l’instrument qu’on lui a donné comme un enfant maladroit casse un jouet. L’Etat protecteur ne saurait favoriser ainsi une abdication plus ou moins dissimulée de la souveraineté, c’est-à-dire la supériorité morale du « souverain », la force de bien, de progrès, de science, d’ordre, de civilisation qu’il représente, puisqu’il l’apporte aux autres.
Source : Gallica

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