Makoko

Définition et enjeux

Arthur Bordier,  La colonisation scientifique et les colonies françaises (1884)

“ Makoko ne se doute peut-être pas, qu'il est le souverain le plus éloigné parmi les amis de la France dans ces régions. Nous devons honorer après tout ce pauvre noir, qui naïvement bien inspiré vient servir, plus qu'il s'en doute probablement, la cause de la civilisation : « Makoko, dit son ambassadeur à M. de Brazza, connaît depuis longtemps le grand chef blanc de l'Ogowé ; il sait que ses terribles fusils n'ont jamais servi à l'attaque et que la paix et l'abondance accompagnent ses pas. Il me charge de te porter la parole de paix et de guider son ami. » ”
Source : Gallica

L'Afrique. Choix de lectures de géographie… (1884)

“ A mon tour, je menace Nganchouno qui trahit les intérêts de son souverain pour des avantages privés que son imagination lui fait croire en danger. A ce péril imaginaire j'oppose l'autorité de Makoko; et Nganchouno s'élance au dehors, rappelle les Oubendji, et s'excuse devant eux de n'avoir pas compris les ordres de Makoko et mes intentions. Mon interprète Ossia les leur explique, et ils partent alors en nous donnant l'assurance qu'ils porteront à leurs frères mes paroles de paix et les engageront à y répondre suivant mes désirs. ”
Source : Gallica

Portrait de Harry Alis Harry Alis,  À la conquête du Tchad... (1891)

“ Makoko a plus fait pour cela que les travaux de dix explorateurs. Gloire à Makoko !
Notre colonie naissante eut tous les bonheurs. Le moment n'était pas favorable aux entreprises coloniales : elles commençaient à devenir des arguments de polémique contre le parti au pouvoir. Mais justement le Congo eut la rare chance d'être cité en exemple par les opposants. De même que M. de Brazza avait été mis en parallèle avec Stanley, on dressa la « conquête économique et pacifique » du Congo contre « l'aventure ruineuse et sanglante du Tonkin ».
”
Source : Gallica

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