Paul Salkin

Résumé

Paul Salkin Études africaines (1920)

Il ne suffit pas de tenter d'améliorer le noir par l'éducation ou une morale plus haute. Il ne suffit pas de combattre l'esclavage, la polygamie, les usages barbares.
L'adoucissement des mœurs, la destruction d'antiques abus ne sont que du dilettantisme dans le maintien de l'abaissement des indigènes, si rien n'est fait pour élever les groupes bantu à la conscience d'eux-mêmes et leur permettre de donner un jour, comme tout organisme vivant, leur fleur et leur fruit. Par-delà le droit à la vie de l'individu, il y a celui du groupe ethnique auquel il est lié par le sang et l'histoire.
Source : Gallica

Paul Salkin Études africaines (1920)

Si un Bantu est suspect de recourir à des pratiques magiques, il est censé le faire dans un autre but que celui de l'intérêt général ; il devient alors le sorcier, c'est-à-dire l'ennemi commun. Ne s'explique-t-on pas une maladie, la stérilité d'une femme, la non-réussite d'une récolte, la mort d'une ou de plusieurs personnes, on attribue ces événements à quelque action magique ; le devin en cherche aussitôt l'auteur présumé, on le condamne à mort ou à l'épreuve de l'eau bouillante ou du poison. Il y a certes ici un appel aux forces surnaturelles qui sont supposées en faveur de l'innocent.
Source : Gallica

Paul Salkin Études africaines (1920)

Le tour qu'ont pris les mœurs d'une race, sa morale, ses conceptions de Dieu, de l'amour, du gouvernement, du droit des individus par des actes répétés des centaines de milliards de fois au cours des siècles, est presque immuable. Le modifier sans danger par des idées composées est au delà des forces humaines. Il est possible d'ébranler et d'arracher les racines d'un arbre, mais non de les remplacer ».
La politique qu'il faut adopter, « c'est celle qui laisse les Bantu développer la civilisation qui leur est propre, sous la supervision du génie européen ».
Source : Gallica

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