Auguste Castelein

Résumé

Auguste Castelein L'Etat du Congo : ses origines… (1907)

On a garanti, dit-on, aux commerçants de tous pays, pleine et égale liberté de trafic avec les indigènes comme libre parcours et transport par toutes voies publiques, navigables ou autres. Or, l'État, en s'appropriant les terres vacantes, s'est constitué un immense domaine, qu'il ferme à la liberté, car il en exploite de vastes parties par lui-même et il accorde l'exploitation d'autres parties à des compagnies concessionnaires selon son bon plaisir. Il restreint donc la liberté et il introduit des régimes de faveur sur un territoire que l'Acte de Berlin avait ouvert à la liberté commerciale.
Source : Gallica

Auguste Castelein L'Etat du Congo : ses origines… (1907)

C'est là le droit de tout pouvoir absolu. Or le pouvoir absolu est une forme de souveraineté que ne condamne pas le droit naturel. Ce n'est pas la meilleure forme pour gouverner un peuple éclairé et civilisé : c'est, toutefois, une forme de pouvoir qui peut convenir à l'administration de populations arriérées, où tout est à créer et où il faut une direction unitaire, énergique et bien suivie, pour régler mille difficultés, qu'éclaire fort peu la science raffinée des civilisations et des gouvernements modernes.
Source : Gallica

Auguste Castelein L'Etat du Congo : ses origines… (1907)

Ils ont réclamé la liberté du commerce avec les indigènes, et par suite ils ont proscrit tout privilège ou tout régime de faveur dans le trafic avec les indigènes. Les commerçants de tous pays peuvent vendre et acheter au Congo sous le régime du droit commun ou sous des lois égales pour tous, hors du domaine de l'Etat, qui se contente de prélever sur ces transactions une indemnité convenable pour ses charges, et la même imposée à tous, et en écarte avec raison ce qui
serait préjudiciable aux indigènes, comme l'est la libre vente d'armes et de spiritueux.
Source : Gallica

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