Résumé

Henri de Senhaux La France et l'Algérie, par Henri de Senhaux… (1871)

La seule institution propre à rendre l'Algérie prospère paraît leur être un objet d'aversion : les années se passent et nous végétons, toujours enfermés dans ces cercles de fer appelés limites de nos territoires : notre nombre n'augmente qu'insensiblement et les Arabes meurent de faim ! —
Et ce langage n'est pas tenu seulement par les colons proprements dits, il est reproduit par toutes les autres classes de la société : aux yeux de tous les habitants des villes, commerçants, industriels et même employés de l'état, la propriété individuelle peut seule amener le salut de la colonie.
Source : Gallica

Henri de Senhaux La France et l'Algérie, par Henri de Senhaux… (1871)

Un impôt mal assis et arbitrairement perçu ferait soulever toute la France. Tout ce qui touche les finances est chez nous et avec raison l'objet des vérifications les plus minutieuses, des contrôles les plus sévères : ainsi pour l'impôt foncier, le plus important de tous et qui répond à l'impôt arabe, nous voyons les employés qui le répartissent et ceux qui le perçoivent tout-à-fait indépendants les uns des autres ; aucune connivence n'est possible entre ces agents, qui, tout en relevant du même ministère, opérent comme s'ils appartenaient à deux administrations distinctes.
Source : Gallica

Henri de Senhaux La France et l'Algérie, par Henri de Senhaux… (1871)

Combien de fois n'ai-je pas entendu des gens s'écrier — les bureaux arabes ont intérêt à cacher les fautes des cadis. Si avant de soumettre à la répression criminelle ceux qui sont coupables, il ne fallait pas que le Procureur-Général eût l'agrément des hauts fonctionnaires de l'administration supérieure, on en verrait condamner un bien plus grand nombre. Un cadi, qui se sent protégé par son bureau arabe et qui vit en bonne intelligence avec le caïd de sa tribu, peut faire tout ce qu'il veut.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature