Résumé

Session législative de 1870. Cahiers algériens (1870)

Si, au contraire, comme le veut la France, l'Algérie doit être une extension de la métropole au-delà de la Méditerranée, si elle doit être peuplée principalement de Français, il est de la dernière évidence que sa constitution doit se rapprocher le plus possible de celle de la France, si elle ne doit être la même. Quelques tempéraments, il est vrai, sont nécessités par la différence d'âge, de position géographique, de climat, par le respect dû aux droits des Indigènes et par la nécessité morale de cherchera fondre en une unité féconde les diverses races qui peuplent l'Algérie.
Source : Gallica

Session législative de 1870. Cahiers algériens (1870)

L'Algérie seule, nous ne saurions trop le redire, est le champ réservé à l'expansion de notre nationalité, le champ conservateur de notre influence dans le monde.
Notre race est antipathique aux émigrations lointaines ; l'Algérie est aux portes de la France, son climat est celui de la Provence et du Languedoc, le sol y est fécond, la très-grande majorité de ses habitants indigènes — non les Arabes, mais les Berbères — ont été les colons et les sujets de Rome et ne demandent qu'à redevenir ce qu'ils ont été dans le passé. Tout nous convie donc à faire de l'Algérie une Nouvelle France.
Source : Gallica

Session législative de 1870. Cahiers algériens (1870)

Au contraire, l'officier, dans l'armée, n'arrive aux grades supérieurs que s'il a pris part à de nombreuses expéditions, s'il s'est distingué dans les combats, en tuant ou faisant tuer beaucoup d'hommes et en ne laissant aux survivants que les yeux pour pleurer leur ruine. Cette différence fondamentale, inhérente à chacun des deux ordres de fonctionnaires, suffit pour justifier la substitution du civil au militaire, à moins que l'Algérie soit destinée à n'être qu'une école de guerre et les Indigènes des cibles vivantes pour les exercices du tir.
Source : Gallica

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