Résumé

La question Algérienne (1881)

“ Nous avons encore cette chance suprême, et cette chance s'appelle d'un nom qui devrait être plus populaire en France, l'Algérie. Cette terre est féconde ; elle convient excellemment par la nature du sol à une nation d'agriculteurs, et l'amélioration du régime des eaux, qui est en ce pays la question la plus importante, n'est nullement au-dessus de notre science et de nos richesses. Cette terre est assez près de nous pour que le Français, qui n'aime pas à perdre de vue son clocher, ne s'y regarde pas comme exilé, et puisse continuer à suivre des yeux et du coeur les affaires de la mère patrie. ”
Source : Gallica

La question Algérienne (1881)

“ Si la France fournit peu d'émigrants, ce n'est certainement pas, comme on l'a prétendu, que l'esprit de colonisation nous fasse défaut. N'est-ce pas nous qui avons peuplé la Louisiane et le Canada? N'avons-nous pas failli fonder aux Indes un grand empire colonial? Mais, possédant un sol fertile et qui, pour longtemps encore, peut suffire à tous ses habitants, nous avons à peu près cessé d'émigrer le jour où l'admission de tous les enfants au partage des patrimoines a cessé de mettre les derniers venus des familles dans la nécessité de se faire moines ou d'aller chercher fortune au dehors. ”
Source : Gallica

La question Algérienne (1881)

“ Chez un peuple opprimé, qui se sent menacé dans ses biens et dans son existence, l'insurrection est, en permanence, à l'état latent. Vienne une occasion, un accident, elle éclate comme la foudre et rappelle, dans ses déchaînements, les plus horribles fléaux qu'ait enregistrés l'humanité : témoin les guerres d'esclaves. De la part des indigènes de l'Algérie, nous n'aurions rien à craindre de pareil si nous nous montrions humains et justes envers eux. ”
Source : Gallica

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