Résumé

Eugène Lunel La Question algérienne. Les Arabes… (1869)

Pour moi, je ne connais aucun pouvoir capable de dompter la force d'inertie et la paresse doublée de fatalisme de tout un peuple, si ce n'est celui du temps, et je crois que le souvenir des horreurs de la famine sera, sur la majorité, plus convaincant que nos théories les plus humanitaires et nos meilleurs modes d'administration, si pratiques, si clairvoyants, surtout si débonnaires qu'ils soient.
Source : Gallica

Eugène Lunel La Question algérienne. Les Arabes… (1869)

Le spahis est généralement d'origine arabe (1) ; il est né dans la tribu, ce qui veut dire qu'il est nomade, indépendant, paresseux, contemplateur, fataliste et ennemi de tout travail manuel. Il possédait quelque bien avant la création des smalas ; les grandes tentes alimentaient en majeure partie nos escadrons. — Il aime la guerre et est fier et orgueilleux ; dans la société indigène, il constitue une espèce d'aristocratie guerrière. Rien ne saurait le déterminer à servir dans l'infanterie, arme pour laquelle il a le plus profond mépris.
Source : Gallica

Eugène Lunel La Question algérienne. Les Arabes… (1869)

Cette autocratie des grands chefs est telle, que pour eux les Arabes ne sont que des instruments subalternes de leur fortune, de leurs passions; loin d'être leurs semblables, à peine sont-ils des hommes ; dans tous les cas, ce sont des esclaves qui n'ont à leurs yeux d'autre mission sur terre que de les servir et d'adorer Dieu.
Quels travaux, quels résultats peut-on attendre d'hommes placés dans de telles conditions ? Quel développement moral un peuple ainsi constitué peut-il prendre ?
Source : Gallica

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