Résumé

Albert-Henri Javary Études sur le gouvernement de l'Algérie… (1855)

Ce n'est qu'après avoir garanti leurs droits, comme ceux des européens, d'une manière irrévocable, que l'on pourra songer à les rattacher à notre colonie et à améliorer leurs procédés agricoles, les employer en un mot à l'exploitation sérieuse du pays. L'importance d'un travail qui déterminera à l'avance l'établissement progressif de la colonisation, est plus grande encore pour eux que pour nos émigrants, et, après tout, il y aura toujours quelque intérêt pour l'État à ménager la masse indigène, qui sera longtemps encore la plus nombreuse, la plus riche et la plus productive.
Source : Gallica

Albert-Henri Javary Études sur le gouvernement de l'Algérie… (1855)

Ce mécanisme simple et peu coûteux démontrera aux populations que nous prétendons n'exercer sur elles qu'une domination profitable à leurs intérêts comme aux nôtres et leur laisser dans leur intérieur la dose de liberté qu'elle comporte. Peu à peu la confiance s'établira, la confiance qui seule pourra encourager le propriétaire indigène, maintenant mal disposé à travailler dans la crainte de se voir enlever son argent et ses moyens de travail, mal disposé à donner de la valeur à la terre, ne sachant pas si elle doit lui rester.
Source : Gallica

Albert-Henri Javary Études sur le gouvernement de l'Algérie… (1855)

Ce serait une grande erreur de croire que ce peuple vit sous la tente uniquement par esprit de mobilité et d'indépendance, afin de pouvoir échapper à l'action du commandement et de la surveillance. Toutes nos tribus nomades, même celles que nous perdons de vue dans l'immensité du désert, ont des mouvements réglés et bornés qui les ramènent périodiquement entre nos mains. Leur manière de vivre sous ce rapport est donc réglée par les intérêts de leur exploitation agricole ou pastorale.
Source : Gallica

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