Résumé

Léon Hugonnet La Crise algérienne et la démocratie… (1868)

Nous ne voudrions plus que l'Algérie soit à la charge de la France; un pays doit vivre de ses ressources, et s'il n'en est pas encore ainsi, c'est que le budget doit entretenir l'oeuvre laborieuse et factice d'une colonisation parasite jusqu'ici. Que désormais on ne donne plus, mais que l'on prête à l'Algérie, et qu'elle s'administre d'après les saines notions de l'économie politique. Il ne faut plus qu'elle ait autant d'administrateurs que d'administrés, car, sur cette terre du caporalisme, chacun veut prendre du galon.
Source : Gallica

Léon Hugonnet La Crise algérienne et la démocratie… (1868)

Les Arabes ne conçoivent guère que le pouvoir personnel ; ils ne comprennent pas encore cette abstraction qui s'appelle la loi, cependant ils ont beaucoup d'indépendance ; ce qu'il leur faut, c'est une dictature, une idole, qu'ils pourrront briser quand ils en seront rassasiés.
Payant un tribut s'il le peut, ce lieutenant de l'Empereur néanmoins constitutionnel, serait avec un parlement élu par tous les habitants de l'Algérie sans distinction de race. A ces mandatairess, il appartient seul de jeter les bases de la constitution et de décider des destinées du pays.
Source : Gallica

Léon Hugonnet La Crise algérienne et la démocratie… (1868)

Celui qui se sert de l'épée périra par l'épée. — Mais il est une conséquence plus effrayante encore. Le plus cruel châtiment du coupable, c'est la grande difficulté de son retour au bien ; de même que le menteur a de la peine à être cru, le despotisme ne peut guère rentrer dans la légalité et dans les principes une fois qu'il en est sorti. On peut assimiler le droit commun à l'honneur qui est comme une île escarpée et sans bords.
De quel droit, en effet, pourrions-nous protéger les chrétiens d'Orient quand nous asservissons les musulmans d'Algérie?
Source : Gallica

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