Résumé

Henry Didier Le Gouvernement militaire et la colonisation en Algérie… (1865)

Le gouvernement militaire, soit ! A lui l'honneur du commandement, la prédominance et tous les privilèges qui en découlent, soit! Si on ne sait pas d'autre moyen d'assurer la paix et la sécurité, et si la paix et la sécurité doivent être désormais partout assurées à ce prix, soit! soit! La colonisation, tout à l'étroit qu'elle est dans les territoires qui lui sont laissés en dehors du domaine réservé des tribus, y trouvant son compte, ne marchandera pas ses louanges à qui la gratifiera définitivement d'un tel bien, le premier de tous.
Source : Gallica

Henry Didier Le Gouvernement militaire et la colonisation en Algérie… (1865)

Quelques esprits se montèrent en ce sens, et il se rencontra des optimistes assez intrépides pour le célébrer comme une conquête et assez bien inspirés pour rêver aussitôt une Algérie se gouvernant elle-même, avec un Sénat à elle et un Corps législatif lui appartenant en propre. Encore un peu, grimpés sur cette échelle de fée qui mène tout droit au ciel par le plus court chemin, ils se seraient persuadé à eux-mêmes et auraient prouvé aux autres que l'Algérie n'a que faire de la France et qu'elle pourrait, sans trop de peine, se passer d'elle.
Source : Gallica

Henry Didier Le Gouvernement militaire et la colonisation en Algérie… (1865)

Comment s'étonner alors que nos deux cent mille colons algériens ne soient pas par eux-mêmes en état de se préserver des désordres accidentels que l'aveuglement de l'esprit de résistance et d'insurrection peut encore exciter çà et là? Certes, il vaudrait mieux qu'ils le pussent faire; mais il vaudrait mieux aussi qu'ils fussent deux millions plutôt que deux cent mille. Et à quoi tient-il qu'ils soient si lents à se multiplier, si ce n'est à ce que, s'agissant d'une oeuvre de paix à accomplir, c'est le gouvernement de la guerre qui est chargé de la diriger et de la conduire ?
Source : Gallica

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