Résumé

L'Algérie, ce qu'elle fut, ce qu'elle est… (1878)

Si les tristes théories qui triomphèrent dans la seconde partie de l'Empire avaient été dès l'origine mises en pratique, si le royaume arabe avait été tout-à-fait constitué, l'Algérie, sans milices coloniales pour empêcher l'insurrection de s'étendre, eût été à reconquérir comme la Kabylie en 1870 (1) ! Ah ! si, parlant de la politique impériale en Europe, un grand orateur apu dire que notre pays a été trompé, indignement trompé, on peut dire, parlant de celle que l'Empire a tenue en Afrique, que la France a été trahie, indignement trahie !
Source : Gallica

L'Algérie, ce qu'elle fut, ce qu'elle est… (1878)

Il nous fallut donc songer à y implanter le plus rapidement possible une population coloniale assez forte pour imposer respect aux peuplades indigènes. Et cependant bien que la conquête de l'Algérie, s'il y eut conquête au sens complet et ordinaire du mot, fût la plus légitime qu'il y ait jamais eu, bien que la colonisation fût de salut public, nous avons presque toujours traité les indigènes sur le pied d'égalité et nous nous sommes montrés parfois si bénins que les vainqueurs, les oppresseurs, en furent réduits à envier le sort des vaincus !
Source : Gallica

L'Algérie, ce qu'elle fut, ce qu'elle est… (1878)

Quand bien même l'enfant d'un étranger voudrait renier cette patrie d'adoption qui lui a tout donné : une terre qu'elle avait conquise au prix des plus lourds sacrifices et à laquelle il n'avait aucun droit, écoles, travail, protection, sécurité, tout, comme aux enfants de ceux dont les pères ou les frères avaient arrosé ce pays de leur sang, à quelle nation pourrait-il se rattacher, lui fils d'un père Italien, par exemple, et d'une mère Française ou autre?
Source : Gallica

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