Résumé

Arsène Vacherot L’Algérie sous l’empire

Bientôt, tout le fait espérer, l’Algérie saluera l’aurore d’une ère nouvelle. Les colons sauront l’attendre. Ils ont appris la patience sur cette terre où ils ont tant lutté, parmi ce monde musulman dont elle forme la qualité dominante. Par-dessus tout, ils sont épris du pays qu’ils habitent, et la souffrance ne les en chassera pas. — Et de fait, quand on vit sous ce beau ciel, quand on a le spectacle de cette riche nature éclairée par une splendide lumière, il semble que l’esprit ait plus de peine à s’assombrir, et que l’âme soit plus forte contre les déceptions de la vie.
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Arsène Vacherot L’Algérie sous l’empire

Ce n’est pas exclusivement au compte de la famine qu’il faut porter cette incroyable mortalité des Arabes dont la France s’est émue en 1868. Si 300,000 d’entre eux ont succombé, si ceux qui survivent sont dans un état de dénûment dont nos misères européennes ne peuvent donner une idée, si l’aristocratie elle-même, en perdant ses troupeaux, a perdu ses richesses, ou doit faire remonter la cause de ces malheurs à des vices d’organisation dont le principal est sans contredit l’état de la société arabe. Quant à la colonie proprement dite, elle n’est rien moins que prospère.
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Arsène Vacherot L’Algérie sous l’empire

Pacifiés aujourd’hui, du moins autant qu’ils peuvent l’être, les Arabes doivent subir la loi de développement de l’humanité. La civilisation et la force des choses exigent que la tribu soit pénétrée, transformée par notre contact et nos exemples, sinon dans tous ses usages, du moins dans, ceux qui sont incompatibles avec le progrès matériel. Attaquer la propriété arabe dans son principe, le communisme, la société indigène dans sa base, la hiérarchie féodale, voilà donc pour le gouvernement de l’Algérie le commencement de la sagesse.
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