Résumé

L'Algérie devant le budget (1868)

Un homme, qu'il soit maréchal de France, ministre, sénateur., député, préfet, ou moins encore, qu'il s'appelle gouverneur-général ou directeur de l'Algérie — la dénomination ne fait rien à l'affaire — mais un homme, qui ait tout vu, tout étudié, tout apprécié en Afrique, les moeurs, les intérêts divers, les ressources, les misères, qui se dévoue aux destinées de l'Algérie, un homme enfin qui la comprenne!
Source : Gallica

L'Algérie devant le budget (1868)

L'Afrique est une France nouvelle!... Nous l'avons illustrée par nos victoires, arrosée du sang de nos soldats, etc.. Et, comme les grands mots et les phrases creuses étaient déjà en assez grand crédit, on passait à l'ordre du jour; on votait d'enthousiasme le budget de l'Algérie, plusieurs millions bien entendu, beaucoup de millions. Et le silence retombait sur la colonie française jusqu'au budget de l'année suivante, qui ramenait invariablement la même proposition, les mêmes clameurs et le même résultat.
Source : Gallica

L'Algérie devant le budget (1868)

La liberté individuelle n'a plus de garanties. Un général règne et gouverne. Voilà le régime militaire.
Est-ce bien là ce qu'on demande pour l'Afrique, d'un certain côté?— Pas le moins du monde. Ce serait tout simplement odieux et absurde. Pas un Européen ne consentirait à vivre sous la loi du sabre, et pas un homme, en France, ne songe à mettre la colonie en état de siége.
Mais, d'autre part, est-il vrai que ce soit là, depuis 1848, et même en remontant plus haut, la situation de l'Algérie?.... Impossible de le soutenir.
Source : Gallica

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