Henry Carton de Wiart

Henry Carton de Wiart

Résumé

Portrait de Henry Carton de Wiart Henry Carton de Wiart Mes vacances au Congo

Je rentre du Congo avec une foi profonde et ardente dans les possibilités en quelque sorte infinies que nous assure notre colonie, réservoir inépuisable de matières premières et marché immense ouvert à nos industries. Aucun des obstacles que rencontre sa mise en valeur : insuffisance des transports, risques sanitaires, organisation de la main d’œuvre n’est au-dessus de nos forces. Là-bas, comme ici, comme partout, la vie ne se livre pas toute seule. Il faut la conquérir et la mériter. Mais nulle part sans doute la générosité de la nature ne répondra mieux à l’effort de l’homme.
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Portrait de Henry Carton de Wiart Henry Carton de Wiart Mes vacances au Congo

L’Européen qui vient au Congo et qui lui-même n’y ménage pas ses peines, accuse le noir d’être paresseux. La vérité, c’est que le noir agit peu, quand il n’en éprouve pas le besoin ou la nécessité. L’expression : « Travailler comme un nègre » n’a pas du tout le même sens en Afrique et en Europe. L’indigène obéit, avec une évidente volupté, à la loi du moindre effort. De toutes les inventions que le blanc lui a apportées, celle qu’il apprécie le plus, c’est assurément la chaise longue.
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Portrait de Henry Carton de Wiart Henry Carton de Wiart Mes vacances au Congo

La fondation d’une colonie, bien loin de vouer à l’anonymat, ainsi qu’il en va d’habitude dans nos vieux pays, les efforts des administrateurs et des fonctionnaires, éveille chez ceux-ci le sens de la personnalité. Le réalisateur, celui qui fait surgir la vie ou qui la rassemble sur l’un ou l’autre point de cette grande sauvagerie, celui qui crée des postes nouveaux, des marchés, des routes, — s’il est homme de travail et d’intelligence, — apparaît personnellement associé à son œuvre et au progrès de son œuvre.
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