Ernest Berchon

Résumé

Ernest Berchon Le tatouage aux îles Marquises (1860)

Quant aux hommes, il existe entre eux une véritable émulation de tatouage, et c'est à qui pourra se faire couvrir le corps de plus de figures, de soleils, de requins, de cancrelats, de cocotiers, de lézards, de triangles, de rectangles, de cercles, ou de figures géométriques variées, sans qu'on puisse admettre d'autre raison de la bizarrerie de certains dessins que le désir de donner à la physionomie un aspect plus effrayant et plus terrible.
Source : Gallica

Ernest Berchon Le tatouage aux îles Marquises (1860)

Aucune partie extérieure du corps n'est épargnée, même la face et le cuir chevelu préalablement rasé, et la pensée d'inspirer plus de terreur aux ennemis fait souvent accumuler dans la première région les figures les plus irrégulières, les lignes les plus capricieuses.
Toutefois, quelques chefs des Marquises ne portent aucun tatouage à la tête, bien différemment encore de ce qu'on remarque à la Nouvelle-Zélande, où les empreintes de l'amoko ou du moko 1, presque toujours curvilignes et régulières, sont d'autant plus nombreuses à la face, que les guerriers ont plus de renom.
Source : Gallica

Ernest Berchon Le tatouage aux îles Marquises (1860)

Quelques-unes des indigènes, mais en petit nombre, ont aussi des tatouages plus compliqués sur l'abdomen, sur les reins, sur les fesses ou à la naissance des cuisses, et Vaïkéou, femme du chef de Taïo-Haé, nous montra, sans grande honte, comme à tout arrivant, un tatouage serpentin que la pudeur ne permet pas de décrire d'une manière minutieuse.
Source : Gallica

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