Marguerite-Marie d' Armagnac

Élements biographiques

Marguerite-Marie d' Armagnac Neiges éternelles, éternelle chanson… (1938)

Vous ne me
répondez pas ? reprit Antoine tandis que Claude gardait le siilence.
— Que vous répondrais-je, mon ami, vous n'êtes pas libre.
— Quand Anne saura que je vous aime, elle me rendra ma liberté. Des fiançailles ne constituent pas un lien infrangible et peuvent se rompre. Je me suis trompé, je n'ai jamais aimé Anne, sinon en amie d'enfance, comme la chère petite compagne de mes jeux. J'ai eu pitié de sa fragilité, de sa peine en se voyant atteinte. Cette amitié, cette pitié que j'ai prises pour de l'amour m'ont gardé, m'ont empêché de connaître des passions qui auraient pu m'éclairer.
Source : Gallica

Marguerite-Marie d' Armagnac La vie et les entretiens d'une femme du monde au XVIIIe siècle… (1924)

Pour se sauver, il faut veiller sans cesse, redresser ses inclinations, mortifier sa volonté, méditer ses devoirs, s'attacher invariablement à la loi de Dieu, l'avoir toujours en vue et pour base de sa conduite. Si je suspends un moment mon attention, je faiblis et je tombe. Dans le vice, il n'y a que le premier pas qui coûte. Quand on a résisté une fois de gaieté de cœur au cri de sa conscience, la seconde fois étonne moins et bientôt, on s'accoutume à ce qu'on avait considéré jusqu'ici avec horreur. Se permettre une fois ce que l'on doit se défendre toujours, c'est se décider.
Source : Gallica

Marguerite-Marie d' Armagnac Loin du nid (1933)

Jacqueline eut beaucoup de peine à la retenir. « Je vous en prie, madame Barbe-Mathilde, laissez l'oncle Benjamin. Vous savez combien il est impressionnable, vos reproches l'irriteront et ne changeront rien à notre sort.
— Vous en prenez à votre aise, parce que vous savez nager; si nous coulons, vous vous sauverez, mais moi, qui ne sais pas nager, je me noierai. »
Jacqueline et Gérard échangèrent un sourire. Pour penser qu'une fillette de treize ans, même sachant nager, pourrait sortir des remous du Yang-Tsé, de ses tourbillons, il fallait ne plus être capable de raisonner.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature