Résumé

Auguste Nitot Dans un fauteuil ; Leur amour et le nôtre… (1863)

«Pierre! Antoine! Baptiste! s'écria le bonhomme en mettant toutes les sonnettes en branle, venez, accourez.... brisez cette porte, brisez-la bien vite.... Hâtez-vous.... mon fils se meurt.... mon fils est mort!... Théodore, je te pardonne, je consens à tout ce que tu voudras.... Reviens à toi.... reviens à moi !... »
Et la voix de M. Sarlat s'affaiblit, ses yeux se voilèrent, son corps demeura sans mouvement.
Sur ces entrefaites, Camille et Théodore, qui avaient reçu le mot d'ordre de la bouche même de Mlle Florine, pénétrèrent dans la salle.
Source : Gallica

Auguste Nitot Dans un fauteuil ; Leur amour et le nôtre… (1863)

Je ne suis point égarée — s'écria Mlle Dubourg d'un accent résolu. — J'aime Antoine et n'aspire qu'au bonheur de l'épouser!
— Eh bien ? dit Antoine en se redressant.
MADAME DUBOURG. Ma surprise égale mon chagrin !
ANTOINE. Cette surprise.... .
DUBOURG. VOUS êtes fou !
GABRIELLE, à Antoine. Ne vous laissez pas intimider.
MADAME DUBOURG. TU es folle !
DUBOURG. Quel rêve!
ANTOINE. Ce n'est point un rêve, monsieur, c'est une réalité qui, au fond, n'a rien de triste, rien d'affligeant.
DUBOURG. Le fils de Pournier !...
MADAME DUBOURG. Faut-il rire ou se fâcher !
Source : Gallica

Auguste Nitot Dans un fauteuil ; Leur amour et le nôtre… (1863)

Une lueur d'espérance illumina le pâle visage de Mme Duvernay, qui, sans répondre, et dans le but, —j'imagine,— de soumettre ma tendresse à une dernière et décisive épreuve, sortit de son lit sa main qu'elle y avait tenue-cachée
jusqu alors.
A cette vue, mon esprit s égara, mes jambes fléchirent, mon coeur cessa de battre, et, — détournant les yeux, —je m'éloignai de la malheureuse Blanche avec la rapidité d'un criminel qui a le sentiment de son forfait!
Blanche avait raison : l'amour de l'homme et celui de la femme, bien qu'ils parlent la même langue, ne sont pas du même pays.
Source : Gallica

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