Résumé

Charles Dallard La bouquetière du Marché des innocents… (1847)

JAVOTTE. C'est pas lui. c'est tout un chacun et une chacune. on jase, quoi !
MARGUERITE. Ce sont des cancans que je méprise comme un vieux caraco, et je m'étonne que toi, Javotte, qui es une femme sensée, tu aies pu croire à tout ça !
JAVOTTE. Dame! mon enfant, tu sais.
Il n'y a pas d'iumée sans feu. mais il y a un moyen d'l'enfoncer les langues. On dit que tu caches un amant chez toi. donnemoi ta clef, j'vas tout visiter.
MARGUERITE, à part. Ciel!
JONET. Bon ! très-bon !
JAVOTTE. Et si je n'trouve pas d'chrétien comme je l'crois. n'aie pas d'peur!.
Source : Gallica

Charles Dallard La bouquetière du Marché des innocents… (1847)

MATIGNON, JONET.
JONET, à part. C'est le ciel qui m'illumine. j'ai trouvé le joint pour échapper aux tourments dont je suis imbu!. Ah!
voici le marquis. (Haut.) Monseigneur.
MATIGNON, brùsquement. Que fais-tu ici?
JONET. Monseigneur, je vous cherchais.
Maintenant, je ne vous cherche plus.
MATIGNON, même jeu. Que me veux-tu ?
JONET. Votre accueil m'encourage à vous ouvrir mon cœur.
MATIGNON. Dépêche-toi.
JONET. Il est au monde une femme, je dis une femme, et c'est un ange. Il existe donc
une jeune fille dont je suis amoureux à en devenir imbécile.
Source : Gallica

Charles Dallard La bouquetière du Marché des innocents… (1847)

JONET. Vous trouvez ça charmant, vous?..
MATIGNON. Chère petite!. quelle délicatesse !. quelle bonté d'âme !. Un amant à ses genoux!. Je suis le plus heureux des hommes !
JONET, à part. C'est fini !. la tête n'y est plus!.
MATIGNON. Ah ! chère belle, un mari et un amant ne vous suffisent pas. Peste! vous allez bien !. Vous n'avez pourtant pas eu le temps de prendre les habitudes de nos grandes dames. Mais je ne vous en veux pas. au contraire.
MARGUERITE. Monsieur le marquis, écoutez-moi. Jonet.
JONET. Laissez-moi!.
Source : Gallica

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