Jean Richepin

Jean Richepin

Résumé

Portrait de Jean Richepin Jean Richepin,  Revue des Deux Mondes

“ Pour prouver que la France et que le Monde aussi
Te doivent leur salut, ô paysan !... Merci !
Moi, j’en reste à jamais ton humble tributaire.
Quand me viendra, bientôt, l’inéluctable jour
Du vrai, définitif et suprême retour
A la Terre, à la glèbe auguste et maternelle,
N’est-ce pas toi, mon gars, travailleur merveilleux,
Qui m’auras assuré de l’avoir, libre, en elle,
Le bon coin du bon lit où dorment les aïeux ?
”
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Portrait de Jean Richepin Jean Richepin,  Revue des Deux Mondes

“ Son sacrifice n’eut plus à ses yeux de beauté propre, mais simplement le mérite d’une offrande à Dieu.
Une seule pensée étrangère subsistait en elle : un reste d’orgueil noble qui palpitait encore dans la joie qu’elle avait à se dire que son action était utile au nom des Villers-Doisnay d’Aubentel. Les nouvelles qu’elle recevait de son frère ravivaient de temps en temps cette dernière flamme humaine. Aidé par son titre et mis en lumière par le train qu’il pouvait mener en mangeant à même son patrimoine, le marquis avait rapidement franchi les grades subalternes.
”
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Portrait de Jean Richepin Jean Richepin,  Revue des Deux Mondes

“ Écoute, Marguerite, murmura-t-elle. Ton aïeul a légué autrefois de grandes sommes, aux carmélites. C’est chez elles qu’il faut aller. La règle y est plus étroite, l’existence plus pénible ; mais on t’y recevra sans dot. Tu entends ? sans dot.
Et Marguerite ayant dit oui, la marquise mourut en paix.
Quelques mois plus tard, la jeune fille entrait aux carmélites sous le nom de sœur Doctrouvé et dans les conditions qu’avait prévues sa mère. Elle laissait ainsi tout le patrimoine, sans en avoir rien distrait pour elle-même, au marquis Pierre de Villers-Doisnay d’Aubentel.
”
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