Jean-Louis Dubut de Laforest

Jean-Louis Dubut de Laforest

Résumé

Portrait de Jean-Louis Dubut de Laforest Jean-Louis Dubut de Laforest Le cornac : roman parisien (1887)

Les misérables ! gémissait Fabréban. Et Lousquin m'avait donné sa parole d'honneur ? Hier encore, il. me comblait d'éloges ! Que s'est-il donc passé ? A-t-on le droit de se moquer de la sorte des malheureux ! Régina Mirzal ? Qui est-ce ? Angelus Vardoz ! Lui, toujours lui !...
Il frissonnait, la moustache hérissée, si abattu, si défait, si triste avec ses grands yeux mouillés, que des ouvriers du fer qui le virent ainsi le
prenaient en pitié, devinant un immense malheur, l'une de ces effroyables injustices qui, au jour des revanches, arment les martyrs et appellent des flammes et du sang.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Louis Dubut de Laforest Jean-Louis Dubut de Laforest Le cornac : roman parisien (1887)

On ne riait plus, on parlait, et Olympia distinguait l'accent de Frédéric :
« – Je suis heureux, ma Régina !
« – Frédéric, je t'aime bien et je t'apprécie de jour en jour.
« – Il ne faut désirer la mort de personne, mais si Angelus. Du reste, avec le divorce. Nous verrons ! »
La porte s'ouvrit et la baronne parut : M. Keulsbergh et Régina reculèrent, épouvantés.
– Frédéric, dit Olympia, d'une voix altérée, votre liberté vous est rendue.
Puis, elle éclata en sanglots et se précipita contre Mme Vardoz :
– Toi, tu es une fille !
Source : Gallica

Portrait de Jean-Louis Dubut de Laforest Jean-Louis Dubut de Laforest Le cornac : roman parisien (1887)

Un baiser, par pitié ?
– Je suis faible et lâche, comme tous les hommes !
– Tu es grand, et à ton souffle je me sens grandir ; tu me diras le cimetière où repose Fabréban ; j'irai demander pardon au mort, j'emmènerai mon fils, et tous deux nous couvrirons de fleurs le tombeau !
Mme Vardoz était sincère et touchante, et Florentin le comprit :
– Ah ! cria-t-il, viens, ma Régina, et faisons-le bien cocu, ton brigand de mari !
– Oh ! oui, répondit-elle, en essuyant ses pleurs, faisons-le bien cocu !
Ils se sourirent et répétèrent ensemble :
– Bien cocu, Angelus !
Source : Gallica

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