Louis de Robert,
Le roman du malade
(1911)
“ J’évoque Davos, ce haut plateau suisse où nous devons partir à la fin de ce mois. Je me représente l’air vif, frais et salubre répandu comme une eau vive entre les balcons découpés des chalets et les branches sombres des sapins. Pourquoi une impatience agite-t-elle mon cœur à me représenter cet endroit de salut ! Ah ! quitter coûte que coûte cette chambre où tout m’annonce la mort ! Aller n’importe où, là où je ne saurai pas que mes parents se commandent déjà leurs vêtements de deuil ! Je me vois à Davos, étendu sur une chaise longue, dans le parc d’une hôtellerie allemande. ”
