Résumé

Maurice Dumolin Précis d'histoire militaire : Révolution et Empire… (1901-1913)

Il est certain que l'Empereur, obligé de faire passer son infanterie la première pour prendre solidement pied sur la rive gauche et
manquant de cavalerie, ne peut laisser ses forces empilées entre Enzersdorf et Wittau jusqu'à ce que les cuirassiers soient venus en tête, et doit s'éclairer en avançant. Mais déployer cinq corps d'armée pour bousculer trois arrière-gardes et aliéner ainsi prématurément sa liberté de manœuvre, si l'on sait vraiment qu'on n'a affaire qu'à des arrière-gardes, semble faire littéralement le jeu de l'adversaire et donner à croire qu'on s'est mépris.
Source : Gallica

Maurice Dumolin Précis d'histoire militaire : Révolution et Empire… (1901-1913)

L'Empereur a espéré que l'archiduc se replierait par où il était venu, parce qu'il a supposé que sa première préoccupation serait de sauver ses convois et de couvrir directement Vienne : hypothèse que les errements des campagnes antérieures justifiaient. Il a cru que sa retraite serait immédiate et n'a pas songé à un retour offensif sur Davout parce que les triomphes d'Ulm, d'Austerlitz, d'Iéna, de Friedland ont grandi sa confiance en son prestige et faussé ses calculs sur la valeur morale de l'adversaire : humaine erreur à laquelle le génie lui-même n'échappe pas.
Source : Gallica

Maurice Dumolin Précis d'histoire militaire : Révolution et Empire… (1901-1913)

Il faut à l'Empereur une victoire rapide et décisive pour conjurer tant de dangers et se ramener l'opinion par la crainte. Mais l'Espagne absorbe une partie de ses meilleures troupes, et aux 300000 hommes de première ligne levés par l'Autriche, aux réserves, aux ressources accumulées par elle de longue date, aux secours qui se préparent en Angleterre et en Allemagne, il ne peut opposer qu'une armée improvisée, composée pour un quart d'étrangers, pour moitié de conscrits.
Source : Gallica

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