Charles Rabou

Résumé

Charles Rabou La Grande armée. II. 1808-1812 (1859-1860)

Tout le jour s'était passé en combats d'arrière-garde, en chicanes plutôt qu'en enlèvements de positions et en luttes, à distance, à coups de canon. Somme toute, l'avantage nous était resté, nous n'avions perdu que quatorze cents hommes; les Autrichiens en avaient eu trois mille hors de combat, et beaucoup de leur monde se débandait.
Toutefois, le maréchal n'avait pas voulu s'engager dans une affaire plus sérieuse sans prendre les ordres de l'Empereur et
sans savoir au juste les forces de l'ennemi qu'il avait devant lui.
Source : Gallica

Charles Rabou La Grande armée. II. 1808-1812 (1859-1860)

Si l'armée eût été composée de plus vieux soldats loin de prendre en souci la pointe audacieuse de la droite autrichienne, l'Empereur l'eût au contraire encouragée. Ayant la confiance que le plateau de Neusiedel serait bientôt enlevé par Davout, il calculait que, prise entre notre aile droite victorieuse, le Danube et notre gauche raffermie, la droite des Autrichiens serait obligée de mettre bas les armes. Mais nos soldats étaient trop jeunes et n'avaient pas assez de sang-froid, qui ne s'acquiert que par la longue habitude de la guerre, pour se laisser tourner sans émotion.
Source : Gallica

Charles Rabou La Grande armée. II. 1808-1812 (1859-1860)

Malheureux!
outrager un de mes plus braves lieutenants, et en même temps une femme déjà assez à plaindre d'avoir à supporter une partie des malheurs de la guerre ! Je n'admets point votre excuse, je vous dégrade de la Légion d'honneur, vous n'êtes pas digne d'en porter l'insigne. Général Dorsenne, ajouta l'Empereur, en s'adressant à cet officier, colonel-major du régiment des grenadiers à pied de la Garde, faites exécuter cet ordre. Insulter une vieille femme! reprit encore Napoléon; mais! je respecte une vieille femme comme si c'était ma mère !
Source : Gallica

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