Louis-Joseph-Gabriel de Chénier, Histoire de la vie militaire, politique et administrative du maréchal Davoust… (1866)
“ Les plus sages monarques sont accessibles à la flatterie; c'est sous son manteau que s'introduit la calomnie : poison subtil qui laisse toujours des traces quand il ne tue point. Réveillant d'anciennes défiances, on disait : N'est-ce pas Davout, après la victoire d'Iéna, qui a attiré l'Empereur en Pologne? Puis, invoquant même le noble et grand caractère du maréchal, sa droiture bien connue, son intégrité rigoureuse : n'est-ce point cette exacte et sévère probité, qui lui a gagné le cœur des Polonais et l'a fait soupçonner, mais à tort, sans doute, d'aspirer à leur trône ? ”
