Résumé

Louis-Joseph-Gabriel de Chénier Histoire de la vie militaire, politique et administrative du maréchal Davoust… (1866)

Les plus sages monarques sont accessibles à la flatterie; c'est sous son manteau que s'introduit la calomnie : poison subtil qui laisse toujours des traces quand il ne tue point. Réveillant d'anciennes défiances, on disait : N'est-ce pas Davout, après la victoire d'Iéna, qui a attiré l'Empereur en Pologne? Puis, invoquant même le noble et grand caractère du maréchal, sa droiture bien connue, son intégrité rigoureuse : n'est-ce point cette exacte et sévère probité, qui lui a gagné le cœur des Polonais et l'a fait soupçonner, mais à tort, sans doute, d'aspirer à leur trône ?
Source : Gallica

Louis-Joseph-Gabriel de Chénier Histoire de la vie militaire, politique et administrative du maréchal Davoust… (1866)

Est-ce au moment d'ouvrir le feu d'une bataille qu'il faut, pour la première fois, penser à la tactique? On l'aurait taxé d'inconvenance à l'égard d'un frère de l'Empereur, de manque de respect envers une tête couronnée, s'il avait commandé tout d'abord et sans tenir compte de la vive contrariété du roi de Westphalie. A la guerre, comme dans toutes les choses de ce monde, une occasion perdue ne se retrouve jamais. Le maréchal continua donc son mouvement sur Mohilew, où il rencontra l'armée du prince Bagration, forte de soixante mille hommes.
Source : Gallica

Louis-Joseph-Gabriel de Chénier Histoire de la vie militaire, politique et administrative du maréchal Davoust… (1866)

Les fautes innombrables du gouvernement de Louis XVIII, son aveuglement, ses tendances rétrogrades vers un passé impossible, lui avaient, en moins d'un an, complétement aliéné l'opinion publique. On regrettait l'Empire, parce que, malgré les reproches qu'on pouvait lui adresser, la nation n'avait jamais subi l'abaissement où elle se voyait. Le mécontentement et l'irritation étaient universels ; toutes les pensées, tous les regards se portaient vers l'exilé de l'île d'Elbe. De son côté, Napoléon n'ignorait pas les haines, les colères que le pouvoir royal des Tuileries avait soulevées en France
Source : Gallica

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