Résumé

Xavier Roux L'invasion de la Savoie et du Dauphiné par les Autrichiens en 1813 et 1814… (1892)

Manger! Un général qui a besoin de manger est un homme sans grande inquiétude! La correspondance de M. de Saint-Vallier ne nous dit pas l'effet qu'un tel souci en un tel moment produisit sur lui, mais la chose n'est pas douteuse : dès ce moment, il pensa que le danger n'était pas assez grand pour que, de son côté, il ne songea pas, lui aussi, à vaquer à ses opérations domestiques.
Cependant, le général Marchand, s'il ne ressentait aucune peur, savait qu'il n'était qu'un moyen de résister victorieusement à l'ennemi : c'était de ne rien laisser
à l'aventure.
Source : Gallica

Xavier Roux L'invasion de la Savoie et du Dauphiné par les Autrichiens en 1813 et 1814… (1892)

Monsieur le Comte, je reçois votre lettre du 1er février, je vois avec peine que le poste des Echelles a été enlevé, mais il n'y a de la faute de personne. La pénurie seule de troupes est la cause de notre position.
Le duc de Castiglione appréciait, par ces mots, la condition de la défense de la Grotte, comme le général de Barral l'avait jugée lui-même. Le patriotisme, la prudence, la sagacité n'avaient pas été en défaut. Les soldats avaient manqué. Ce n'était pas le courage ou l'habileté de l'ennemi qui avaient vaincu nos hommes : c'était leurs flots pressés qui avaient inondé nos positions.
Source : Gallica

Xavier Roux L'invasion de la Savoie et du Dauphiné par les Autrichiens en 1813 et 1814… (1892)

Si vous êtes toujours l'Augereau de Castiglione, gardez le commandement ; si vos soixante ans pèsent sur vous, quittez-le et remettez-le au plus ancien de vos officiers généraux.
— La patrie est menacée et en danger ; elle ne peut être sauvée que par l'audace et la bonne volonté et non par de vaines temporisations. Vous devez avoir un noyau de plus de six mille hommes de troupes d'élite ; je n'en ai pas tant, et j'ai pourtant détruit trois armées, fait quarante mille prisonniers, pris deux cents pièces de canon et sàuvé trois fois la capitale. L'ennemi fuit de tous côtés sur Troyes.
Source : Gallica

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