Résumé

T. Albord Notes sur les préparatifs militaires à Lyon… (1913)

Les résolutions du duc de Castiglione, dans l'ensemble, étaient bonnes, sauf celles concernant l'évacuation. Aucune autre ville que Lyon ne pouvait être meilleure base d'opérations pour son armée. Par conséquent, il fallait essayer de la conserver et, pour cela, exciter les soldats et les habitants, bientôt renforcés d'autres troupes, à la défendre sérieusement. L'évacuation devait avoir un effet moral déplorable. Qu'on la préparât afin de l'exécuter rapidement si l'ennemi semblait trop mordant, rien de mieux.
Source : Gallica

T. Albord Notes sur les préparatifs militaires à Lyon… (1913)

Cependant, l'Empereur n'a-t-il pas aussi sa part de responsabilité ? S'imaginant des ressources qui n'existaient pas, ignorant les effectifs, les lieux de stationnement de ses troupes, il donna le plus souvent des ordres impossibles à remplir. Le manque d'initiative de ses officiers, de ses fonctionnaires, surprend grandement. Mais si l'on considère que Napoléon, pendant les dix années de son règne, voulut tout diriger par lui-même, ne permit jamais à aucun de ses subalternes de donner des ordres personnels et fut très sévère pour ceux qui l'osèrent, on comprendra mieux l'inertie de 1814.
Source : Gallica

T. Albord Notes sur les préparatifs militaires à Lyon… (1913)

Une mollesse extraordinaire présida à leur organisation. Il eût fallu que le préfet, très occupé, déléguât pleins pouvoirs à un homme actif, énergique et renseigné. Il eût fallu rechercher et punir sévèrement les déserteurs de la Légion lyonnaise, fuyards honteux qui n'avaient pas même tiré un coup de fusil à l'ennemi; donner quelque cohésion aux hommes en les exerçant et les entraînant.
Source : Gallica

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