Résumé

Portrait de Henri Bardy Henri Bardy La dernière campagne du général Lecourbe… (1889)

Lorsqu'après vingt-cinq ans d'exil, les princes de Bourbon eurent repris possession du gouvernement de la France, le sentiment général, à Belfort comme ailleurs, les accueillit d'abord sans défiance. De si longues guerres avaient amené tant de deuils dans les familles, que, sans abjurer les enivrements de la gloire
acquise par tant de victoires, on saluait comme un bienfait le retour de la paix qui, dans la pensée commune, devait satisfaire et affermir les intérêts créés et les libertés conquises par la Révolution.
Source : Gallica

Portrait de Henri Bardy Henri Bardy La dernière campagne du général Lecourbe… (1889)

« Toute l'Alsace est enflammée du plus noble patriotisme, » disait le général Molitor, dans une dépêche télégraphique de Strasbourg, en date du 25 Avril. Rien n'était plus vrai. Rapp avait été accueilli par le 81e de ligne et les autres régiments de la garnison au cri de vive l'Empereur ; la population civile l'avait acclamé avec le même enthousiasme patriotique. Le 18 Avril,
les officiers retraités, réformés et à demi-solde de la ville de Belfort avaient envoyé à l'Empereur une adresse exprimant « leurs sentiments de dévouement et de fidélité. »
Source : Gallica

Portrait de Henri Bardy Henri Bardy La dernière campagne du général Lecourbe… (1889)

Mais la rareté des approvisionnements commençant à se faire sentir dans la place, Lecourbe envoya à Vesoul le colonel de Séganville, avec un escadron de hussards et trois cents hommes d'infanterie, pour y rassembler un convoi de vivres. Le général Meuziau avait agi dans le même sens, et tous deux revinrent avec cent soixante voitures de farine, avoine et eau-de-vie. Pour faciliter l'approche de ce convoi, le général en chef fit attaquer la ligne ennemie entre Essert et Bavilliers. Les Autrichiens se portèrent en masse sur ce point et dégagèrent la route de Vesoul.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature