Louis Blaison, Le premier siège de Belfort et le commandant Legrand… (1912)
“ Sans doute, Legrand reconnaissait que des bourgeois avaient cherché à s'évader de la place. Mais il n'y fallait voir aucun indice d'où conclure au manque de vivres : au fond, ce qu'avaient craint uniquement ces fuyards, c'était un nouveau bombardement. Bombardement d'ailleurs redouté par eux seuls, de tels hommes (quels que pussent être là-dessus les espoirs de l'assiégeant) n'auraient jamais la moindre influence sur l'esprit des défenseurs : « Que peuvent des habitants paisibles, ajoutait Legrand, sur une garnison qui a tout pouvoir et toute autorité? Souffrir et se taire. » ”
