Émile Espérandieu

Résumé

Émile Espérandieu Deux Sièges de Belfort (1902)

A M. le Général commandant les troupes autrichiennes, à Bavilliers.
Monsieur le Général, j'ai rempli à l'égard de mon souverain et de ma patrie les devoirs sacrés que l'honneur m'imposait : j'ai défendu pendant plus de trois mois et demi la place qui m'était confiée. Je dois cette longue résistance aux efforts, à la bravoure et aux privations multipliées de ma brave garnison. Les officiers de tous grades et les soldats se sont couverts d'une gloire que rien ne peut ternir, et c'est cette même Gloire qui leur donne des droits au traitement honorable qu'ils attendent de Votre Excellence.
Source : Gallica

Émile Espérandieu Deux Sièges de Belfort (1902)

Mais les exemples tirés de la défense du Commandant Legrand en 1814, de celle du colonel Denfert en 1870-1871, suffisent pour établir qu'à plus d'un demi-siècle d'intervalle, qu'il s'agisse des pères ou des fils, la même valeur se manifeste parmi les chefs et les soldats, le même patriotisme parmi la masse des habitants.
Si la patrie n'a pas toujours témoigné dignement la reconnaissance qu'elle devait à ceux de ses fils qui se sont dévoués pour elle, qu'importe! Elle n'en reste pas moins une Alma mater ; elle n'en inspirera pas moins de sacrifices.
Source : Gallica

Émile Espérandieu Deux Sièges de Belfort (1902)

A Messieurs les Chefs, officiers et à lous les militaires qui composent la garnison de la place de Belfort.
Braves soldats !
La place et le Château que vous avez défendu pendant 113 jours, avec autant de valeur que de patience, vous immortaliseront dans les fastes de l'histoire. Faibles dans tous nos moyens de défense, votre héroïsme a suppléé à tout ce qui nous a manqué. Une capitulation honorable qu'un ennemi généreux ne peut refuser à votre belle conduite sera le prix de votre longue résistance
Source : Gallica

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