Marius Bernard, Excursion à La Sainte-Baume : les étapes d'un touriste en France (1902)
“ Nul parapet ne règne le long de ce chemin suspendu en corniche au flanc du précipice. Soyez sans peur ! La Magdeleine garde ses pèlerins. Nous voici au bout, en effet, de ce passage in-quiétant, et, au delà d'un très grand pin qui semble étançonner la route, le pied rocheux des monts qui se rapprochent encadre d'autres collines et, plus haut, le Jouc de l'Aigle, pareil à un nuage gris sur un immense ciel embrumé de lumière. Oasis de verdure, la vallée rétrécie n'est plus, à présent, qu'un ravin où, dans un fouillis profond d'arbres et de rochers, chante, réjouissant, le bruit de l'eau vivante. ”
