Résumé

René Verneau Cinq années de séjour aux Iles Canaries… (1891)

La route passe au pied de montagnes escarpées et longe une étroite bande de terrains fertiles, couverts de plantations de canne jusqu'à la plage. De nombreuses maisons jettent une note gaie dans ce paysage. Tout à coup, on se trouve en présence d'un profond ravin limité, à l'ouest, par une haute montagne qui descend jusqu'à la mer ; impossible d'aller plus loin sans franchir cette montagne. C'est là que le panorama devient réellement majestueux; la route monte à une hauteur de plusieurs centaines de mètres en serpentant le long
des montagnes.
Source : Gallica

René Verneau Cinq années de séjour aux Iles Canaries… (1891)

C'est que les Carthaginois avaient lancé leurs navires sur cette mer Hespérienne, si redoutée jusque-là, et que leur grand voyageur Hannon avait rencontré des terres nouvelles, peuplées d'animaux velus. Ces terres nouvelles devaient être les Gorgades ; ces animaux, jusque-là inconnus, ne pouvaient être que des Gorgones, et on regarda comme les dépouilles de ces femmes redoutables les peaux velues que, au retour de son voyage, il suspendit dans le temple de Junon, à Carthage.
Peut-on retrouver, dans les Canaries, les Gorgades de l'antiquité ? Poser la question, c'est la résoudre.
Source : Gallica

René Verneau Cinq années de séjour aux Iles Canaries… (1891)

D'Adeje, nous montâmes à 1303 mètres d'altitude, pour gagner Chasna ou Vilaflor, comme on l'appelle assez souvent. C'est la localité la plus élevée de l'île. Située presque au pied du pic, il y neige tous les ans. La huit, il y fait froid, et, dans la journée, il y souffle un vent tellement sec que les cadavres s'y momifient sans se putréfier. Berthelot m'a affirmé y avoir vu, dans le cimetière, des morts qu'on ne s'était pas donné la peine d'enterrer, et qui s'étaient conservés de cette manière.
Source : Gallica

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