René Verneau, Cinq années de séjour aux Iles Canaries… (1891)
“ Comme j'avais fait de nombreux crochets pour récolter quelques animaux et quelques roches, la nuit me surprit à environ 6 kilomètres d'Arrecife. Peureux comme tous les Canariens, mon chamelier se mit à chanter dès qu'il vit disparaître le soleil; c'est un signe qui ne trompe jamais. Chaque fois qu'un habitant des îles chante la nuit à haute voix, on peut être certain qu'il tremble de tous ses membres. A très peu d'exceptions près, les Canariens croient aux sorciers, aux revenants et aux fées. ”
