Résumé

Émile Cardon Études sur l'Espagne, le Portugal et leurs colonies… (1863)

Suivant la manière dont ce riche et magnifique pays est gouverné, sa prospérité grandit ou décline : un jour il est presque maître du monde, puis il déchoit rapidement, et c'est à peine si, il y a une vingtaine d'années, il comptait parmi les nations européennes. Sous le gouvernement de S. M. Isabelle II, grâce à une bonne administration, l'Espagne reprend, petit à petit, sa place; depuis quelques années surtout, elle nous donne un merveilleux spectacle; c'est plus qu'une régénération qui s'accomplit, c'est une résurrection que nous avons devant les yeux !
Source : Gallica

Émile Cardon Études sur l'Espagne, le Portugal et leurs colonies… (1863)

« Cuba pourra valoir à elle seule un royaume. »
Depuis l'apparition de l'Histoire philosophique où cette phrase se trouve, l'Espagne a perdu ses vastes possessions d'Amérique, et Cuba, qui si longtemps lui coûta 200 millions par an, lui rapporte autant que ses anciennes vice-royautés; Cuba remplace en partie les trésors du Mexique et du Pérou; la reine des Antilles, après avoir subi les mêmes vicissitudes que la mère-patrie, l'a aidée, secourue, dans ses disgrâces et se glorifie toujours de s'appeler :
La siempre fiel isla de Cuba.
Source : Gallica

Émile Cardon Études sur l'Espagne, le Portugal et leurs colonies… (1863)

Parmi les colons qui s'établirent à Cuba, la majeure partie s'adonnèrent à l'exploitation des mines ; quelques-uns cependant se livrèrent à l'élève des bestiaux, à la culture du tabac, à la multiplication des abeilles; la cire et le tabac devinrent d'importants objets d'échange qui cédèrent plus tard le pas à la canne à sucre, au caféier, mais ces produits qui sont aujourd'hui la richesse du commerce colonial, ne firent pas d'abord de grands progrès; jusqu'au dix-huitième siècle, les exportations de Cuba se bornèrent à la cire, aux cuirs et au tabac.
Source : Gallica

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