Résumé

Alvise Da Mosto Relation des voyages à la côte occidentale d'Afrique d'Alvise de Ca' da Mosto… (1895)

Et est la commune opinion, qu'elles se reduisent en aucunes parties du païs par bandes, où il y a un grand nombre de fourmis blanches, lesquelles de leur nature font des maisons à ces serpens avec la terre, qu'elles portent en leur bouche, et drecent ces batiments comme villes à cent et cent cinquante pour place, de sorte qu'étans réduits à leur perfection, ils resemblent aux fours dans lesquels on fait cuire le pain par deçà.
Ces Noirs sont tresgrans charmeurs de toutes choses,
et mêmement de ces serpens.
Source : Gallica

Alvise Da Mosto Relation des voyages à la côte occidentale d'Afrique d'Alvise de Ca' da Mosto… (1895)

Or leur reponce fut, que par le passé, ils avoyent bien eu cognoissance de nous autres, et de notre aliance avec les Noirs de Senega, lesquels
pour s'être oubliés de tant que de prendre notre acointance, ne pouvoyent être que laches et mechans ; pour autant qu'ils savoyent assés que nous autres ne vivions d'autre chose que de chair humaine, n'achetant les Noirs que pour les devorer.
Source : Gallica

Alvise Da Mosto Relation des voyages à la côte occidentale d'Afrique d'Alvise de Ca' da Mosto… (1895)

Ils ouvrent l'arbre au pied en deux ou troys lieux, par lesquels il jette une eau grise, comme l'egout de lait, mettans au dessous des bouteilles dans lesquelles ils le reçoivent, mais en petite quantité, qui est par tout le jour, environ deux bouteilles ; étant fort savoureux à boire, il enyvre, comme le vin de vigne qui ne le tempere avec de l'eau. Le premier jour qu'on le recueille, il a autant de douceur, que vin qui soyt au monde, laquelle il va perdant de jour à autre, tellement qu'il devient puissant, étant meilleur à boire au tiers jour et le quart, qu'il n'est au premier.
Source : Gallica

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