Farine d'orge

Définition et enjeux

Portrait de Anselme Payen Anselme Payen Des substances alimentaires et des moyens de les améliorer… (1856)

La farine d'orge est ordinairement grossière en raison de son enveloppe externe, dure et fragile, qui est partiellement réduite en poudre sous la meule. On pourrait obtenir une farine douce et plus blanche en opérant d'abord une sorte de décortication ou de mondage qui séparerait les enveloppes ; mais la farine d'orge, quelque fine qu'elle fût, ne pourrait donner qu'un pain mat, peu levé, par suite de l'absence du gluten indispensable pour faire lever la pâte. Le pain d'orge a une saveur et une odeur bien moins agréables que celui de froment.
Source : Gallica

Eugène Lefebvre Les aliments (1882)

L'AVOINE ET L'ORGE
Ces deux céréales sont peu employées, au moins en France, à la nourriture de l'homme.
La pâte de farine d'orge est plus courte, moins élastique et moins blanche que celle de blé. Le pain qu'elle fournit est lourd, massif : quelques personnes le regardent comme nourrissant, parce qu'il charge l'estomac et se digère difficilement. Il résiste à l'action des sucs digestifs : aussi dit-on grossier cornue du pain d'orge, d'un homme dont la nature sauvage ne se laisse pas entamer par les principes de l'éducation.
Source : Gallica

Émile Hérisse Manuel pratique du pâtissier-confiseur-décorateur… (1894)

L'orge qui est complètement nu, arrondi, est l'orge perlé qui sert à faire d'excellents potages. La farine d'orge sert à faire un pain grossier et moins nourissant que le pain de froment.
L'orge sert à la fabrication de la bière ; elle entre dans celle de l'orgeat qui n'en est que la décoction, à laquelle on ajoute des amandes douces et du sucre. On retire aussi de l'orge de l'eau-devie et du vinaigre.
Source : Gallica

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