Résumé

Élie Ébrard Avis aux habitans des campagnes sur les moyens de conserver la santé… (1849)

Même accident arrive parfois aux femmes qui veillent plusieurs nuits de suite auprès d'un mari alité, auprès d'un enfant malade. Elles devraient, se réservant de leur rendre le même service en semblable circonstance, prier leurs voisines de les remplacer chacune à son tour. Une nuit passée sans sommeil de loin en loin fatiguerait peu ces demies ; il leur resterait le plaisir d'avoir été utiles. Mais que reste-l-il à ces jeunes gens, à ces pères de famille qui, les jours de fête ou de marché, semblent prendre racine au cabaret où ils se gorgent devin, d'eau-de-vie et de liqueur?
Source : Gallica

Élie Ébrard Avis aux habitans des campagnes sur les moyens de conserver la santé… (1849)

« La santé, c'est la forée des bras, et la force des bras, c'est le gagne-pain du travailleur. » Si le cultivateur peu aisé a besoin de la santé pour travailler, pour gagner son pain et celui de sa famille, elle n'est pas moins précieuse pour le cultivateur qui jouit d'une certaine aisance. Est-il malade, non-seulement il souffre, mais loin de rœil du maître les travaux de la ferme languissent.
Source : Gallica

Élie Ébrard Avis aux habitans des campagnes sur les moyens de conserver la santé… (1849)

Lorsqu'on a pris des alimens lourds, froids, aqueux, lorsqu'on est sujet aux pesanteurs d'estomac , une petite quantité d'eau-de-vie, de liqueur, bue à la fin du repas, aide à digérer. Que leur usage soit modéré et peu fréquent! L'abus de ces liquides, la coutume d'en boire le matin à jeun , amènent le cancer, le skire de l'estomac. Le sang se brûle, se calcine, on s'abrutit, on s'affaiblit et on devient vieux avant le temps. Les mains tremblent. Ces effets n'ont rien d'étonnant, l'eau-de-vie est l'esprit du vin: son usage immodéré doit être encore plus pernicieux.
Source : Gallica

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