Résumé

F. Fouqué Voyage géologique aux Açores

Dans les parties les plus reculées de l’île, le soleil, qui brillait quelques instans auparavant de tout son éclat, se trouve voilé d’une nuée fuligineuse. Au loin, l’atmosphère est infectée par l’odeur fétide de l’hydrogène sulfuré. En même temps jaillit un fleuve de lave en fusion qui descend vers le nord, couvrant une largeur d’environ 300 mètres. La terreur atteignit alors son plus haut degré ; les habitans des villages voisins de la nouvelle bouche volcanique s’empressèrent de se sauver à l’extrémité opposée de Fayal, quelques-uns même se réfugièrent dans les autres îles de l’archipel.
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F. Fouqué Voyage géologique aux Açores

La montagne est à pic de tous côtés vers la mer; les vagues la battent avec fureur pendant les violens ouragans de l’hiver et en détachent chaque année de volumineux fragmens. A partir du niveau de la mer et jusqu’à la crête du cône, les couches de tuf entaillées et déchiquetées forment comme un immense rempart décoré de bizarres couleurs. Quand on contourne extérieurement en bateau le pied de la falaise, on frémit à la vue de la texture granuleuse et du défaut apparent de cohésion de la roche qui compose le massif.
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F. Fouqué Voyage géologique aux Açores

Les montagnes du centre de l’île étaient bien rarement dégagées de l’épaisse enveloppe de nuages gris qui, malgré la violence du vent, semblait y adhérer avec ténacité; dans la zone côtière, les averses multipliées étaient séparées par des intervalles où le soleil brillait de tout son éclat. Vingt fois dans une journée le soleil s’assombrissait et la pluie se mettait à tomber, puis, aussitôt le grain terminé, le ciel reprenait sa pureté, et des arcs-en-ciel d’une beauté incomparable témoignaient seuls de la persistance de la pluie à quelque distance.
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