F.-Henry Nadaud, La patrie en deuil... : nihil sine patria (1872)
“ Vous le voyez, ami, il faut sortir cet arbre de là... on a mis le feu sous la tourbe dont on a peu à peu recouvert ses racines et approche le moment où, l'incendie souterrain venant à éclater, il tombera pour ne se plus relever... on a vu des précédents terribles de ces feux cachés qui, éclatant tout-à-coup, ont dévoré des forêts entières... et vous ne pouvez comprendre l'atroce joie qu'éprouvent certains arbres grincheux, en voyant tomber ceux dont ils redoutent l'ombrage ou le bruissement du feuillage, à cause de quelques motifs cachés qu'ils n'oseraient avouer hautement. ”
