Résumé

Alfred Sirven L'enfant d'une vierge : conte oriental… (1884)

Pourquoi Gurgis-Khan fit entourer de hautes murailles une maison de plaisance qu'il possédait au pied de la Gandjarethi, à quelques kilomètres de Tiflis.
Des années s'étaient écoulées.
Depuis longtemps Gurgis-Khan avait oublié tout à fait et les diseurs de bonne aventure et leur indéchiffrable pronostic.
La princesse avait grandi en formes, en grâces et en beauté.
Dans toute la Géorgie aucune jeune fille ne pouvait lui être comparée.
Son père, qui l'adorait, lui avait donné
pour compagnes les plus jolies filles russes et géorgiennes de la noblesse de ses États.
Source : Gallica

Alfred Sirven L'enfant d'une vierge : conte oriental… (1884)

Je ne la tuerai pas, quoique pourtant je le devrais, mais elle passera le reste de ses jours dans une prison. Quant à l'enfant, dont elle ne connaît même pas le père, vous devinez le sort que je lui destine.
— Vous portez bien haut et bien fièrement, Majesté, le sentiment de l'honneur. La princesse, qui est votre sang, n'est sans doute pas aussi coupable que vous le supposez. Bon sang ne peut mentir. Je la crois au contraire une femme supérieure.
— Moi aussi, fit Trombinoscoff, se parlant à lui-même.
— Moi aussi, répéta en écho Baskir.
Source : Gallica

Alfred Sirven L'enfant d'une vierge : conte oriental… (1884)

Majesté !... exclama le jeune Caucasien, le visage rayonnant.
Et lui montrant le groupe d'eunuques qui stationnait sur le pont, en avant de la porte, Gurg ajouta:
— Tu seras leur général.
Un rire homérique accueillit ces paroles.
Baskir ne s'inquiéta nullement de cette hilarité grossière des Cosaques; dans sa nomination de général des eunuques et de gouverneur du palais de la princesse, il n'entrevoyait qu'une seule chose : n'être pas séparé de Catinka, le plaisir de ses yeux, la joie de son cœur; d'habiter près d'elle et la voir tous les jours, à toute heure.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature