Octave Feuillet,
Vie de Polichinelle et ses nombreuses aventures
“ Le capitaine ne fit que rire de la prédiction de Polichinelle, et il était en train de s'égayer avec ses gens sur le compte du bossu, quand le vent changea tout à coup, le ciel devint noir, la mer grossit, et la felouque se mit à danser sur les vagues comme une marionnette. — Polichinelle reparut alors, et, s'approchant du capitaine, qui était tout tremblant devant la tempête, — car ceux qui se montrent insolents avec les faibles sont toujours lâches en face du danger, — il lui dit avec beaucoup de sang-froid : « Je vous l'avais bien dit, Monsieur, que vous seriez noyé. » ”
