Camille Lemonnier,
Les Joujoux parlants...
(1886)
“ Soyez sûr qu'il regrette qu'on lui ait laissé pousser la grande barbe hérissée qui l'empêche d'être pressé contre leurs joues fraîches. Pour moi, plus je vieillis, plus je trouve de plaisir à remonter au temps où j'avais le droit de m'amuser avec les jouets. C'était le bon temps ; si j'ai un regret, c'est qu'il soit disparu si tôt. Nous nous entendions bien, mes polichinelles et moi; j'en cassais, il est vrai, par-ci, par-là, mais je les payais alors d'une telle tendresse qu'il ne me semble pas qu'ils aient dû m'en vouloir. ”
