Résumé

D'Aix-les-Bains à Rumilly et Annecy… (1867)

Croyez, ma fille, que Dieu me donne une affection toute particulière pour notre petit Rumilly, qui me semble être un des dortoirs d'Annecy, tant nous sommes voisins. O ma fille!
que je désire que l'esprit de notre bienheureux Père y règne, cet esprit tout doux, tout suave et tout amoureux ! Ayez du zèle pour cela, ma chère fille ; je vous en conjure. Je reconnais tous les jours qu'on ne fait rien autour des âmes qu'à force de suavité, de douceur et de support. Travaillez suavement, soigneusement, mais amiablement autour de nos sœurs.
Source : Gallica

D'Aix-les-Bains à Rumilly et Annecy… (1867)

Le léger navire appareille vers le bord oriental qu'il vient de quitter. Nous saluons à droite, sur la rive de Duingt, le château d'Hérée, visité par saint François de Sales. Bientôt le lac se resserre dans un détroit, au delà duquel se prolonge une seconde nappe d'eau qu'on soupçonnait à peine et qui, comme un Janus à double face, offre un nouveau visage à l'œil ravi du passager; elle revêt
les aspects sévères et grandioses que le lac des Quatre-Cantons présente depuis Gersau, la petite république illustrée par Mme Rolland, jusqu'à Altorff.
Source : Gallica

D'Aix-les-Bains à Rumilly et Annecy… (1867)

Ici le chemin de fer fait une courbe et traverse une tranchée ; au sortir, changement de tableau, horizon grandiose que terminent en hémicycle les montagnes du Val de Fier, les sommets plus lointains du Credo et les collines de Versonnex, de Vallières et de Saint-Eusèbe. En penchant la tête en dehors de la portière de gauche, on éprouve un frisson involontaire et l'on se demande où l'on irait si le train venait à dérailler. Nous suivons le bord d'un abîme au fond duquel mugit le Fier.
Source : Gallica

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