Résumé

Portrait de Émile de La Bédollière Émile de La Bédollière Le Tour de Marne, décrit et photographié par Émile de La Bédollière et Ildefonse Rousset (1865)

De cet endroit on plane, comme l'oiseau dans les airs, sur une immense étendue. La Marne d'un côté & la Seine de l'autre, serpentent à travers une multitude de villas & de villages, entremêlés de bosquets & de prairies. Des convois de chemins de fer sillonnant plusieurs lignes, des usines fumantes & de longs rideaux de peupliers animent & complètent le splendide spectacle auquel on assiste du haut du kiosque de Gravelle. Rien, mieux que ce spectacle, ne peut donner l'idée d'une ascension aérostatique.
Source : Gallica

Portrait de Émile de La Bédollière Émile de La Bédollière Le Tour de Marne, décrit et photographié par Émile de La Bédollière et Ildefonse Rousset (1865)

Et puis la nuit tombe ; allons dîner ! »
Je ne me le fais pas dire deux fois ; je saute sur la berge ; mais, à mon grand étonnement, en me retournant, j'aperçois Rousset immobile & en contemplation devant un nuage splendidement frangé par les dernières lueurs du soleil.
« Eh bien! lui dis-je, le dîner refroidit.
— Qu'il refroidisse, répond l'intrépide artiste ; voilà un nuage que je ne retrouverai peut-être jamais.
Encore une photographie ! » - ,
Gravée par Régnier et Dourdet.
Source : Gallica

Portrait de Émile de La Bédollière Émile de La Bédollière Le Tour de Marne, décrit et photographié par Émile de La Bédollière et Ildefonse Rousset (1865)

Et sans me laisser le temps d'adresser au kiosque un regard d'adieu, l'embarcation s'engagea sous la voûte sombre.
C'est une traversée lugubre, pendant laquelle on se livre involontairement à de philosophiques méditations. L'eau est noire comme celle du Styx ; des toiles d'araignée colossales tapissent les parois, d'où pendent des stalactites ; d'infatigables chauves-souris croisent sans interruption dans une nuit sans fin.
Source : Gallica

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