Auguste Arnould

Élements biographiques

Auguste Arnould,  La roue de fortune (1842)

“ Es-tu sincère, Emilie? As-tu seulement pitié d'un malheureux que le doute dévore? As-tu oublié? —
Rémond, dit-elle, ne parlons jamais du passé : qu'il soit pour vous et pour moi comme s'il n'avait pas existé. Songeons à l'avenir. Comment en êtes-vous venu à ce point? Quelles ressources vous reste-t-il?
Ne me cachez rien. — Non, rien. Cette fortune que j'ai vue disparaître, je la devais à moi seul. Les premières pertes que j'ai faites remontent au temps où je suis resté près de vous à Montpellier. Dieu me garde de vous faire un reproche !
”
Source : Gallica

Auguste Arnould,  Les Jésuites depuis leur origine jusqu'à nos jours… (1849)

“ Ses cinq compagnons étaient cinq esclaves qui n'avaient d'autre volonté que la sienne, qui voyaient par ses yeux, touchaient par ses mains, croyaient par sa foi ; il avait étudié leur esprit, sondé leur intelligence, et il les maniait et les transformait à son gré, comme une cire molle et obéissante; il lisait dans leur cœur aussi bien que dans leur regard.
— En présence de Dieu qui nous entend, reprit-il, nous faisons vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, nous nous consacrons au service de la vierge Marie et de son Fils mort sur la croix.
”
Source : Gallica

Auguste Arnould,  La roue de fortune (1842)

“ Quand tu doutais encore de son bonheur, toute autre lutte qu'un duel à mort te semblait une vengeance incomplète. Eh bien ! aujourd'hui, ce rival heureux, l'amant qu'on t'a préféré, tu le connais, il est devant toi ! Pourquoi donc ne me dis-tu pas de te suivre? Ta haine est-elle moins forte, ou n'as-tu plus le même courage? — Insensé! répondit Vernon, tu n'avais pas besoin de réveiller mes souvenirs. C'est toi qui oublies que notre sort n'est pas pareil et que les chances ne sont pas les mêmes. Proscrit, trompé par toi, trahi parcelle que j'aimais, tous mes maux sont ton ouvrage. ”
Source : Gallica

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