Résumé

Auguste Arnould Les Jésuites depuis leur origine jusqu'à nos jours… (1849)

Ses cinq compagnons étaient cinq esclaves qui n'avaient d'autre volonté que la sienne, qui voyaient par ses yeux, touchaient par ses mains, croyaient par sa foi ; il avait étudié leur esprit, sondé leur intelligence, et il les maniait et les transformait à son gré, comme une cire molle et obéissante; il lisait dans leur cœur aussi bien que dans leur regard.
— En présence de Dieu qui nous entend, reprit-il, nous faisons vœu de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, nous nous consacrons au service de la vierge Marie et de son Fils mort sur la croix.
Source : Gallica

Auguste Arnould Les Jésuites depuis leur origine jusqu'à nos jours… (1849)

« L'obéissance est la seule vertu qui fait naître les autres dans l'âme et les y conserve après la naissance.
Tant qu'elle fleurira, les autres vertus fleuriront. Voyant le genre humain accablé et perdu en punition de l'obéissance méconnue, Jésus répara lui-même ses maux par une salutaire obéissance, en se faisant obéissant jusqu'à la mort, jusqu'à la mort de la croix.» Mieux vaut l'obéissance que les sacrifices. En effet, dans les sacrifices c'est une chaire étrangère, dans l'obéissance c'est notre propre volonté qui est immolée : et plus cette partie de notre âme a d'importance.
Source : Gallica

Auguste Arnould Les Jésuites depuis leur origine jusqu'à nos jours… (1849)

Guignard parla bas au gardien de l'hôtel, qui les laissa passer.
— Où me conduisez-vous? demanda Jacques Clément à son compagnon.
- Mon frère, répondit le jésuite, laissez-vous guider par moi : ce qui déchire et torture le cœur, ce n'est pas la passion qui s'en empare, c'est le doute. L'obstacle à vaincre, même quand il paraît insurmontable, n'est rien pour celui qui veut fortement et qui sait ce qu'il veut. Depuis longtemps vous êtes tourmenté moins par un amour qui n'est pas satisfait que par les hésitations de votre esprit.
Source : Gallica

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