Voltaire,
La Henriade, poème, avec les notes et variantes…
(1816)
“ Secondant de Henri la généreuse envie, Au bout d'un fer sanglant leur apporter la vie. Sont-ce là , disaient-ils, ces monstres si cruels ? Est-ce là ce tyran si terrible aux mortels, Cet ennemi de Dieu, qu'on peint si plein de rage ; Hélas ! du Dieu vivant c'est la brillante image; C'est un roi bienfaisant, le modèle des rois ; Nous ne méritons pas de vivre sous ses lois. Il triomphe, il pardonne, il chérit qui l'offense Puisse tout notre sang cimenter sa puissance! Trop dignes du trépas dont il nous a sauvés, Consacrons-lui ces jours qu'il nous a conservés. ”
