Eugène Gandar, Ronsard considéré comme imitateur d'Homère et de Pindare… (1854)
“ Il a traduit Anacréon 1, mieux que Belleau, imité Horace (Horace est un Grec aussi) mieux que Dubellay. Mais Anacréon, ne s'élève jamais, Horace s'élève trop rarement; fidèle à la nature de son génie, c'est la lyre dorienne qui, comme la trompette épique, remplit Ronsard d'enthousiasme; c'est à l'ode sérieuse, aux chants solennels qui doivent immortaliser les vainqueurs, aux hymnes qui célèbrent les héros et les dieux qu'il veut attacher son nom. Et, s'il est une gloire qui le séduise, c'est d'être, en même temps que l'Homère de la France, son Pindare et son Callimaque. ”
