Résumé

Michel Legoupil Oeuvres poétiques complètes de Michel Legoupil… (1865)

Cette nouvelle, arrivant dans Cherbourg, Fut le sujet de plus d'un calembour, On inventait des contes ridicules, Que l'on faisait gober aux plus crédules, Mais ce qui fut à la fin curieux, C'est que l'on prit la chose au sérieux, Lorsque l'on vit, installée à la mare, La pompe anglaise empruntée à la gare, Et vingt pompiers d'un courage indompté, Vider la mare avec activité ; Qui jusqu'au bout poursuivant l'entreprise, Voulant par eux que la bête soit prise, Et pour deux sous exposée aux regards Pour la punir d'aimer tant les canards.
Source : Gallica

Michel Legoupil Oeuvres poétiques complètes de Michel Legoupil… (1865)

Il dit, visànt au but qu'il se propose, D'une fontaine il fait jaillir les eaux, Dans ce vallon que la Divette arrose, Où le printemps forme d'épais berceaux.
Le petit dieu, soudain à tire-d'ailes, Prenant son vol, parcourt en peu d'instants Tous les boudoirs, et lance au cœur des belles, De son carquois les traits les plus perçants.
Lise ressent un feu qui la dévore, Zoé languit d'une pâle couleur, Et dans son sein la belle Eléonore, Pour cette fois sent palpiter son cœur.
Pour les guérir on met tout en usage, Mais l'Amour rend tout secours impuissant.
Source : Gallica

Michel Legoupil Oeuvres poétiques complètes de Michel Legoupil… (1865)

Phébus rentrait dans son séjour humide Quand Montebourg voit la troupe intrépide, Qui de Cherbourg annonce le réveil, Et des combats roule tout l'appareil ; Le maire à peine en apprend la nouvelle, Qu'en cent endroits le pompier Lachapelle, Court l'annoncer par le son du tambour, En même temps que le peuple du bourg, Dans son éclat voit paraître l'armée, De citoyens une élite est formée, Par le Vildier, officier retraité, Qui vers les chefs s'avance en député, Leur demandant que pour cette entreprise, Parmi les rangs sa troupe soit admise Ce qu'on accepte à l'unanimité
Source : Gallica

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